COLLECTIF EDITIONS ROBERT LAFFONT - 1958 Pages : 416 - Format : 16*24,5 cm Bon Etat
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17,00 €
Description et Photos
RELIURE CARTONNÉE, QUELQUES TRACES D’USAGE, BON ETAT ++, DOS LÉGÈREMENT SOLARISÉ
AVERTISSEMENT
Cet ouvrage contient principalement des récits d’aventures de mer écrits par ceux qui les ont vécues, ou établis d’après leurs récits.
Pour le choix des textes, on n’a eu d’autre souci que de leur faire montrer, sous une forme attrayante, diverses faces des rapports de l’homme avec l’océan, à différentes époques, en retenant de préférence les circonstances les plus imprévues, et en évitant les histoires trop connues. On ne prétend être complet (il y faudrait une bibliothèque) ni dans les genres, ni dans le temps.
Il faut d’ailleurs remarquer qu’avant le XVJO et même le XVII, siècles, les récits de navigations, véritables ou imaginaires, sont rares, brefs, peu attachants. Les marins ne parlent pas; les mémorialistes et les auteurs d’imagination ne s’occupent guère que des personnages « passagers», de leurs différends, ou des buts du voyage. Une traversée menée à bonne fin, quelles qu’aient été ses vicissitudes, est simplement donnée pour telle; on ne décrit pas plus la mer ni le navire que nous ne songeons à expliquer comment nous avons traversé le boulevard: on est sauf; c’est tout.
La tempête a tout juste droit à quelques épithètes, au plus à un morceau de bravoure d’un ou deux paragraphes. Le naufrage intéresse davantage le narrateur, mais ce n’est qu’à partir du XVIiI’ siècle qu’on aimera s’étendre (pour atteindre an XIX° la surabondance) sur les malheurs des rescapés. Enfin, à de très rares exceptions près (l’abbé de Chois y par exemple), il faudra attendre presque notre époque pour qu’on décrive la navigation heureuse et que les acteurs ou leurs scribes en sachent refléter l’intérêt.
Les textes antiques ou anciens reflétant véritablement ta mer et la vie sur mer sont exceptionnels; les meilleurs sont des oeuvres « littéraires » non vécues, pas même directement documentées; nous leur faisons ici une petite place. Engagé sur cette voie, nous avons ajouté quelques «morceaux» d’époque plus récente, prose ou vers, dus à des plumes illustres ou du moins de bonne qualité, encore que terriennes; mais nous leur avons donné en contrepoids des chansons de marins; la comparaison est parfois pleine de saveur.
Puisse cet ouvrage brosser ainsi, par touches discontinues, la silhouette du grand et infigurable visage de la mer.