WERNER SOMBART EDITIONS PAYOT - 1938 Pages : 360 - Format : 14,5*23 cm Bon Etat
Prix:
28,00 €
Description et Photos
BROCHÉ, QUELQUES TRACES D’USAGE ET SALISSURES SUR LA RELIURE, BON ETAT + DANS L’ENSEMBLE
critique de PERSÉE Werner Sombart. Le socialisme allemand
Le socialisme allemand Werner Sombart II y a des omissions qui sont de véritables péchés. Saluons donc bien bas la tion de ce classique des classiques paru pour la première fois en 1934. Werner Sombart, disciple de Marx à l’origine, est alors âgé de 75 ans ; l’auteur du Bourgeois et de L’Apogée du capitalisme cherche dans cette uvre de vieillesse, que l’on pourrait à juste titre comparer pour l’ampleur et la maturité au Clausewitz de Raymond Aron, une troisième voie entre le libéralisme débridé et un collectivisme totalitaire. Les nouveaux maîtres de l’Allemagne n’apprécièrent guère une uvre, quête d’un authentique socialisme « pour l’Allemagne » qui n’allait évidemment pas dans le sens voulu par l’idéologie officielle et dont le projet consistait à ouvrir des voies par lesquelles l’homme moderne pourrait enfin sortir du « désert de l’ère économique ». Penseur d’une grande originalité, Werner Sombart n’est pas un simple critique attelé à faire table rase des tares principalement « morales » du système capitaliste. En cela il rejoint Max Weber, ce qui lui fait condamner sans appel l’inhumanité et le matérialisme de nos systèmes sociaux ; mais il est plus encore un reconstructeur prônant des institutions, des cadres économiques adaptés à chaque peuple, à chaque héritage culturel et historique, rejetant ainsi le prêt-à-porter en matière de super-structures socié- tales. Si aujourd’hui, alors que nous sommes censés « sortir de l’histoire » pour entrer dans le temple de la démocratie universelle, la réflexion de Sombart peut sembler désuète ou dépassée, il n’en demeure pas moins que les extraordinaires obstacles qui vont devoir être surmontés pour la reconstruction d’une Allemagne unifiée, devraient remettre quelque peu à l’ordre du jour l’un des principaux inspirateurs de la révolution conservatrice. Jean-Michel VERNOCHET